Le Réfectoire, projet exotique

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lundi 15 février 2010

Des idées pour DMC - par Marie-Claire Vitoux

Des idées pour DMC

Vous m’avez demandé de rêver, je suis trop dans la bataille politique en tant que présidente du Conseil Consultatif du Patrimoine Mulhousien pour ne pas avoir désappris à le faire : face aux entrepreneurs et aux hommes politiques, le rêve pèse de peu de poids en plus de susciter les sarcasmes.

DMC est un véritable écosystème urbain : le réfectoire dans son parc est le symbole de ce que DMC, ce n’est pas seulement un lieu de production. Une usine, c’est d’abord un lieu de vie où des hommes et des femmes passent une longue partie de leur temps de vie. DMC, c’est aussi la cité ouvrière depuis 1853. L’entreprise a fabriqué de la vie et de la ville au moins autant qu’elle a fabriqué des indiennes.

L’enjeu de demain, c’est de donner vie, une autre vie, une deuxième vie à ces bâtiments.

Relier ce site à la ville en l’arrimant par des voies piétonnes et des transports publics non polluants permettant à DMC d’aller à la rue du Sauvage mais aussi installer à DMC des équipements qui fassent venir les « hyper-urbains » (de l’hyper-centre) vers DMC, telle pourrait être la tâche assumée par un lieu de culture sur DMC. On a déjà le Nouvel Espace Culturel de la Filature, inutile me semble-t-il d’en tenter un autre. La culture, c’est aussi et peut-être d’abord une pratique et pas seulement une consommation : là pourrait être ce que le NEC DMC aurait de neuf.

DMC est un lieu de travail: il doit le rester et continuer à accueillir de nouvelles activités de production et de services. Sa localisation au nord de la ville à proximité de l’autoroute (mais hélas sans voie de Tram encore) devrait faciliter l’attraction d’entreprises sur DMC.

Chaque bâtiment de DMC est d’une architecture assez polyvalente pour accueillir des activités de services variées : dans ce quartier, il faudra des médecins et des kinés, des commerces, des coiffeurs, des épiceries et des cafés.

Depuis une trentaine d’années, la ville s’est perdue dans la périphérie : ses classes moyennes se sont jetées et souvent perdues dans l’accession à la (petite) propriété et ont souvent perdu leur temps de loisirs dans les trajets pendulaires boulot-dodo. La crise énergétique aspire à nouveau les habitants vers la ville et DMC peut les accueillir dans une gamme variée de logements et surtout trans-générationnels.

L’une des conditions, à mes yeux d’ailleurs, la principale pour que le DMC de demain parte avec toutes les chances de son côté, c’est que le site de DMC (y compris les bâtiments non rénovés qui n’appartiennent pas à la Ville-Serm comme la filature (Superba maintenant) de 1812) soit respecté dans son intégrité et sa cohérence. Respecter son intégrité ne veut pas dire le respecter intégralement. Un bâtiment peut devoir être détruit. Mais avant de le détruire, faisons tourner la machine de démolition sept fois autour de lui : il faut que le nouveau projet urbain fasse la preuve qu’il ne peut fonctionner en conservant ce bâtiment. A cette condition-là seulement, la destruction est envisageable.

Marie-Claire Vitoux

jeudi 21 janvier 2010

Pétition pour Joël Gunzburger

/ La Lettre du Spectacle - bimensuelle - N° 243 du 8 janvier 2010 /

L'association des scènes nationales a adressé au ministre de la Culture et aux différentes tutelles de la scène nationale de Mulhouse une lettre de soutien en faveur de Joël Gunzburger. Le maire adjoint à la culture a engagé une vraie politique de déstabilisation du directeur de la scène nationale ", écrivent les 58 signataires de cette lettre qui demandent son maintien à la tête de l'établissement. Interrogé par La Lettre du Spectacle'', le maire-adjoint, Michel Samuel-Weis, se refuse à commenter cette mise en cause personnelle : "La Filature est une association (présidée par Bertrand Jacoberger, dirigeant de la société Solinest - NDLR), liée à la mairie par une convention. Pour ma part, je n'ai jamais demandé la tête de personne."

mercredi 2 décembre 2009

100 projets pour ressusciter Mulhouse

Et si on imaginait LA POUPONNIERE au Réfectoire ? Un chantier école pour 100 projets qui vont ressusciter Mulhouse ... Commençons par imaginer quelques projets pour transformer notre ville ...

EXEMPLES DE MISSIONS POSSIBLES • Animation culturelle autour d’une rue de l’Arsenal à piétonniser, avec les commerçants, les associations, les habitants • Création d’un jardin bio éducatif dans le nouveau quartier DMC • Création d’un agenda concerts musiques actuelles en ligne à l’échelle du grand Est, Suisse et Allemagne comprises • Accompagnement d’un projet de création d’une péniche à spectacles sur le canal du Rhône au Rhin • Création d’un annuaire multimédia hip hop en région Alsace • pour la suite, on attend vos propositions !!!

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mercredi 30 septembre 2009

DMC : un futur quartier exemplaire alliant habitat et entreprises

(extrait du document de la Ville de Mulhouse "Mulhouse la renaissance" septembre 2009)

C’est tout un « morceau » de ville qui est amené à connaître de profon- des mutations sur un secteur de 75 hectares délimités par les avenues DMC et Aristide Briand, la rue de Pfastatt et la voie ferrée jouxtant la rue Léon Jouhaux. Outre le site DMC, il comprend la SIAM Peugeot, ainsi que la friche industrielle Cimitem, située rue du Fil, deux friches qui couvrent chacune plus de 25.000 m2. Pour concevoir un projet global et cohérent, la municipalité a lancé un marché de définition entre trois ca- binets d’architectes urbanistes (Reichen et Robert,Atelier Paris,Agence Seura) pour déterminer les possibilités d’aménagement, les objectifs à atteindre, les programmes à réaliser et préciser le projet urbain de la collectivité sur ce site avec, bien sûr, une estimation du coût financier des aménagements. Les conclusions de ce marché de définition sont attendues pour début 2010. L’ambition est de réaliser un quar tier exemplaire du point de vue environnemental tout en mettant en valeur le patri- moine architectural et industriel. En attendant, ce secteur commence déjà à bouger. Après l’implantation de la société Spie Est et de ses 120 collaborateurs sur une surface de 6.500 m2 de bureau et de stockage, d’autres entreprises sont attendues, notamment grâce à la création d’un hôtel d’entreprises d’une surface de 3.400 m2 sur deux niveaux, qui proposera des loyers attractifs pour des entreprises artisanales, tertiaires ou industrielles. Au-delà, la création de nouveaux logements est également prévue, no- tamment sur l’ancien site Superba (une centaine de logements de la Foncière d’Alsace) ou la démolition puis la reconstruction de nouveaux logements en lieu et place de la tour du 71, avenue de Pfastatt (projets de la Somco).

(document complet au format pdf à télécharger : http://url.emm23.net/t/51083/1446/5549930/9349/0)

vendredi 11 septembre 2009

Visitez DMC avec le spécialiste mondial le 19 septembre à 14h

Les journées du patrimoine sont théoriquement un moment privilégié pour visiter des bâtiments qui sortent de l'ordinaire. Surtout quand on a la chance, comme à Mulhouse, d'avoir un site qui fait ses deux siècles, impossible à visiter d'habitude : les anciennes usines DMC. Malgré les efforts de certaines associations, malgré le mot d'ordre officiel d'accessibilité pour cette année 2009, la possibilité de découvrir DMC et ses incroyables bâtisses de brique rouge est particulièrement réduite ...

Mais ne boudons pas notre plaisir, même s'il n'y a qu'une petite visite possible en deux jours. Car vous avez de la chance, c'est Pierre Fluck qui vous accueillera le 19 septembre. Cet enseignant-chercheur à l’Université de Haute- Alsace, fait autorité en matière d’archéologie industrielle. Il vous emmènera à la découverte de ce lieu d’exception de l’histoire industrielle de Mulhouse, bien à l’abri des regards et donc tout à fait méconnu du public. Ce seront plus d’une centaine d’années d’histoire architecturale qui seront ainsi égrenées depuis la construction de la première filature en 1812.

__Visite guidée par Pierre Fluck, samedi 19 septembre 2009 de 14h à 16h. Accès par la voie privée, 13 rue de Pfastatt. __ PS : d'intenses négociations en cours pourraient aboutir à une autorisation exceptionnelle de la Ville de Mulhouse, qui devrait permettre à un goûter-débat de se tenir à l'issue de la visite. Suspens ...

NB : l'intervention de Chat'Pitre compagnie le dimanche 20 septembre sur le site DMC est finalement annulée.

Attention : la prochaine ouverture au public du site DMC risque d'avoir lieu dans très très longtemps, alors ne ratez pas cette opportunité si vous voulez goûter un Mulhouse surprenant !

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mardi 9 juin 2009

Pique-nique

Article paru dans le journal L'Alsace le 9 juin 2009

Le site DMC a ouvert ses portes aux habitants des quartiers de Mulhouse, dans le cadre de l’opération « Ma vie est un théâtre ». Il s’agissait d’un pique-nique géant, organisé sur les pelouses du réfectoire. Les nombreux pique-niqueurs ont bénéficié, outre d’une journée ensoleillée, d’un copieux programme festif. Il y avait des ateliers et jeux pour les plus petits, des animations gustatives et du folklore turc. Autre animation proposée, le spectacle phare intitulé Les déguindés du réfectoire joué par la compagnie théâtrale Chat’Pître Compagnie. Cette troupe s’est aussi improvisée tour opérator, en invitant le public à parcourir quelques quartiers anciens à bord d’un petit train.

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Photo Florence Platof

vendredi 5 juin 2009

Le Réfectoire a fait sa Loi !

Par Franck Richard

La Ville de Mulhouse organisait le week-end passé la première édition du festival "Ma rue est un théâtre". Retour sur le pique-nique du dimanche dans le site DMC ayant permis la réouverture du Réfectoire quelques heures...que du bonheur !!
Enfin nous avons pu l'approcher! L'occasion aussi pour certains anciens ouvriers DMC de revenir sur leurs terres et redécouvrir leur cantine. Même si le repas fut pris en extérieur, assis sur les nombreuses tables installées, une des deux salles du Réfectoire a fait porte ouverte aux gens qui ne se sont pas privés d'y entrer, prendre des clichés et se rendre compte du cadre exceptionnel de ce lieu en pleine ville. On regrette juste de ne pas avoir pu en voir encore plus, les accès au sous-sol et à la cuisine étant restés fermés. Le bruit des feuilles léchées par le vent se faufilant entre les nombreux arbres, le soleil illuminant les fenêtres et les vitres du bâtiment datant de 1886 reprenant des couleurs, les cris des enfants en train de se courir après, jouant à cache-cache ou trottinettant et peignant des fresques en éloge au festival et au Réfectoire en compagnie des adultes. Tout cela sur fonds de musiques traditionnelles en présence de quelques élus qui n'ont pas hésité à jouer le jeu du pique-nique et apporté leur besace de nourriture. On notera aussi les stands du centre culturel turc et des réunnionnais facilitant le dépaysement. Il y a avait comme un air de "L'Arsenal Fait Sa Loi !"
Bref, vous l'aurez compris, un après-midi idéal donnant des envies de remettre le couvert pour partager un repas, des rencontres et des spectacles. Vivement la suite !!!

jeudi 4 juin 2009

Yann Arthus-Bertrand inflige au monde sa vision esthétique de l’écologie financée par un mécène, le groupe Pinault qui annonce 2000 licenciements

Un article de Claude-Marie Vadrot

ReVu de presse - article paru sur politis.fr le 4 juin 2009

L’art de transformer une catastrophe à venir en objet esthétique et politiquement aussi correct que lénifiant. Le triomphe de la communication face aux inquiétudes des écologistes et d’une partie de la population mondiale. Le film va faire un tabac au Bangladesh et au Niger...

La presse presque unanime se déchaîne pour vanter les mérites du film de Yann Arthus-Bertrand passant en « première mondiale » sur France 2, sur Internet, dans les cinémas de 127 pays et aussi, parait-il, sur 65 chaînes de télévision du monde pour célébrer la journée mondiale de l’environnement. Pour son plaidoyer de belles images, comme d’habitude chez ce « nouvel écologiste », comme dans sa « Terre vue du ciel », il oublie tout simplement l’homme, les hommes ; ce photographe a trouvé un filon lui ayant rapporté (pour le livre tiré du premier film) prés de 6 millions de droits d’auteur, sans compter les produits dérivés. Pour le plus gros coup de sa carrière il a mobilisé des banques, des villes, des chaînes de télé et le mécène François-Henri Pinault qui dirige le groupe PPR fondé par son père François Pinault considéré comme la plus grande fortune d’Europe. Pour mémoire, le groupe PPR c’est Le Printemps, Gucci, Puma, Yves Saint-Laurent, Boucheron, Balenciaga, etc. Des babioles auxquelles il faut ajouter Conforama (800 licenciements), la Fnac (400 licenciements) et la Redoute (670 licenciements). De quoi dégager, sur un chiffre d’affaires de 3380 millions d’euros, quelques économies pour payer le film de Yann Arthus-Bertrand. Lequel court d’un média à l’autre pour nous expliquer qu’il a travaillé à l’oeil, qu’il n’en tirera aucun bénéfice. De quoi faire sangloter dans les chaumières devant une telle abnégation. En attendant le livre et le CD...

Cet homme qui a découvert il y a quelques années, pour faire son premier film presque exclusivement financé par les Nations Unies, que l’écologie permettait de se faire une extraordinaire publicité et de gagner de l’argent, est sans aucun doute le plus grand escrologiste de l’année. La seule fois où je l’ai rencontré, dans un avion qui nous ramenait de Macédoine en avril 1999, il ignorait le mot écologie. Ce n’était alors pour lui qu’une vaine agitation et une vague source d’esthétique vue d’hélicoptère ou de ballon dirigeable.

Ce qui est remarquable dans les délires néo-écologistes de Yann Arthus-Bertrand, c’est sa capacité à oublier les hommes, à occulter les conflits, à nier les exploitations, à passer sous silence les rapports de force et les origines des destructions. L’écologie, même catastrophique, se fait image, esthétisme et bons sentiments. Pour faire d’une horreur ce qu’il considère comme une oeuvre d’art susceptible de capter le public pour lui faire oublier les mécanismes économiques et politiques des destructions. Tout en lui suggérant, à ce public, qu’il est le premier responsable. Une façon comme une autre « d’entraîner dans le consentement de la catastrophe » comme le dit si bien Paul Virilio.

Alors que Nicolas Hulot a transformé son esthétisme de la découverte du monde en pensée et prise de conscience écologique de plus en plus approfondie, l’auteur de « Home » puisque tel est son nom vendable dans toutes les langues, à transformé l’écologie, sa vision de l’écologie, en fait-divers et en images finalement sécurisantes. Nicolas Hulot n’est pas doué en politique, domaine dans lequel il a sagement renoncé à s’impliquer directement, mais Yann Arthus-Bertrand a réussi à ramener l’écologie à un art du spectacle et de l’esbroufe parfaitement récupérable et assimilable par les politiques. Donc en objet purement politique, version douce et inoffensive. Exploitable par tous les politiques amis de François-Henri Pinault qui s’est marié dans un luxe inouï au théâtre de la Fénice de Venise au mois d’avril dernier. L’histoire ne dit pas si notre nouveau cinéaste était de la noce et ce qu’il pense de ce gaspillage luxueux par l’un des amis de coeur du président de la République.

Le 5 juin, jour anniversaire de la première conférence mondiale des Nations Unies sur l’environnement à Stockholm en juin 1972, il sera, il aura été, bien difficile d’échapper au consensus mou de la beauté catastrophique et au concert de louanges montant vers la camarilla présidentielle à la veille d’une élection européenne...

Que Yann Arthus-Bertrand laisse entendre qu’il vote Europe-Ecologie ne me console pas le moins du monde. Car l’écologie est tout sauf un art. Curieusement, Al Gore l’avait (presque) compris.

PS : Grosse cerise sur ce gâteau industriel : vendredi soir, François-Henry Pinault est venu lui-même vendre la marchandise dans le journal de France 2....

lundi 1 juin 2009

Un dimanche bucolique au Réfectoire

Hier, dans le cadre du festival "Ma Rue est un Théâtre", un pique nique était organisé autour du Réfectoire DMC (ouvert au public pour l'occasion). Ambiance fête de quartier, pâtisseries turques, accordéon, des enfants partout et surtout un site exceptionnel, tant au niveau du bâtiment que des espaces verts tout autour. De quoi nous donner plein d'idées pour la réhabilitation du site! Ouvrez grands vos yeux:

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Encore plus d'images sur: http://gallery.me.com/jlw2#100201

mardi 28 avril 2009

Pique-nique au Réfectoire : dimanche 31 mai à midi

Dans le cadre du festival « Ma rue est un théâtre » qui aura lieu les 30 et 31 mai, la Ville de Mulhouse vous invite au Réfectoire DMC. L'occasion idéale de découvrir ce lieu pas comme les autres ....

Extrait du programme :

Ma rue est un théâtre - au Réfectoire DMC le dimanche 31 mai

À midi, ouverture du site DMC pour un pique-nique géant dans le parc autour du Réfectoire. Chacun apporte un repas tiré du sac.

La compagnie Chat’Pître sera de la fête dans les Déguindés au réfectoire. À partir de 13 h 30, différentes animations musicales sont prévues. Le public sera invité à participer à la création d’une œuvre graphique collective. De 14 h à 16 h, la joyeuse bande du Chat-Pître servira de guide, à bord du petit train touristique qui parcourra les quartiers anciens.

Téléchargez le programme complet de la manifestation : fichier pdf de 3 Mo

Abonnez-vous à notre liste de discussion dédiée au projet Réfectoire, pour échanger autour de cette nouvelle aventure. Postez un e-mail vide à l'adresse suivante : refectoire-subscribe@yahoogroupes.fr

samedi 25 avril 2009

PROCHAINE RENCONTRE : mardi 19 mai - 18h30

Le projet du Réfectoire vous intéresse ? Il commence à prendre forme ... Alors ne tardez pas trop à nous rejoindre !

Si vous voulez participez à la préparation de l'événementiel de septembre, phase 1 du "Réfectoire", venez à notre prochaine réunion du mardi 19 mai à 18h30, dans les locaux d'Old School, avenue Kennedy.

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mardi 31 mars 2009

Démarches artistiques et régénération urbaine - 11 & 12 juin à Dijon

Voici une première information sur les rencontres nationales "Démarches artistiques et régénération urbaine" organisées par Zutique les 11 et 12 juin 2009 à Dijon. Old School organise un déplacement à cette occasion, les idées échangées pouvant servir de façon positive à tous ceux qui essaient d'agir culturellement dans le domaine social, ou vice-versa. En cas d'intérêt, prière d'appeler le 03 89 33 11 11 ou d'écrire à info@old-school.fr.

Les modérateurs et intervenants qui ont, à ce jour, confirmé leur venue sont les suivants :

- Patrick Bouchain, architecte, fondateur de Notre Atelier Commun et Président de la Friche Belle de Mai à Marseille.

- Fazette Bordage, chargée de mission Nouveaux Territoires de l’Art à l’Institut des Villes.

- Claude Renard, Présidente de Notre Atelier Commun

- Jean-Claude Girard, Directeur Général de l’OPAC Dijon

- Jean-Louis Sautreau, chargé de mission à la DDAI du Ministère de la Culture

- Gilles Castagnac, Président de Mila Paris, le Marché Indépendant des Labels

- Chantale Lamarre, directrice de Culture Commune, Scène Nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais.

- Pascal Nicolas-Le Strat, politiste et sociologue

- Philippe Méjean, urbaniste, chercheur, et Maître de conférence à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional à l’Université Paul Cézane Aix Marseille.

- Patrick Kamoun, conseiller à l’Union Sociale pour l’Habitat

- Corine Forget, artiste plasticienne, vit et travaille à la Manufacture des Allumettes à Trélazé, ancienne usine réaménagée en ateliers d’artistes et logements par la société HLM de Trélazé.

- Chantale Tallant, Directrice de l'Ecole de la Rénovation Urbaine

TELECHARGEZ LA PRESENTATION DES RENCONTRES (fichier 2 Mo format pdf) : http://public.me.com/jlw2

-- CONTACT

Frédéric Ménard (directeur)

ZUTIQUE PRODUCTIONS

BP 27042 - 21070 Dijon cedex - France

Tel : +33 (0)3 80 28 80 41

direction@zutique.com

http://www.zutique.com

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dimanche 29 mars 2009

A tous ceux qui se disent qu'ils pourraient passer à l'action !

Nous imaginons de redécouvrir Mulhouse à l'occasion des journées du patrimoine les 19 et 20 septembre prochain, à travers des propositions artistiques, performances, débats, rencontres ou autres ... Tous ceux qui pensent qu'ils pourraient proposer une intervention dans ce cadre sont invités à notre première réunion de travail sur les journées du patrimoine qui aura lieu le mardi 14 avril à 18h30 dans les bureaux Old School au 53 avenue Kennedy à Mulhouse.

Infos tél. 03 89 33 11 11.

vendredi 27 mars 2009

Rencontres à la bibliothèque vivante

Article paru dans Courrier International du 19 mars 2009 | Hebdo - n° 959 | source : Ventiquattro

SUÈDE • Rencontres à la bibliothèque vivante

La bibliothèque municipale de Malmö organise des entretiens avec des personnes appartenant à des minorités visibles. Des “livres vivants” qui contribuent à combattre les préjugés et à tisser du lien social. “Notre best-seller ? C’est sans aucun doute l’imam, mais les travestis et les couples homosexuels sont aussi beaucoup appréciés”, dit Linda Willander, la bibliothécaire. Elle travaille à la Stadsbibliotek de Malmö (www.mal­mo.stadsbibliotek.org), la troisième ville de Suède.

Depuis quelques années, le centre offre la possibilité de consulter non seulement des ouvrages imprimés et des CD-Rom, mais aussi des personnes en chair et en os. Elles sont là pour rencontrer le public en tant que représentants de catégories sociales particulières envers lesquelles on nourrit souvent des préjugés : parents homosexuels, femmes musulmanes voilées, punks, militants de défense des animaux, skinheads, transsexuels, auxiliaires de la circulation routière, et beaucoup d’autres. “Malmö est une ville cosmopolite, habitée par plus de 140 nationalités différentes. Un carrefour d’immigration qui illustre bien les difficultés d’intégration des étrangers en Europe, explique Linda. Nous proposons en général des thèmes liés à l’actualité. La journée consacrée au mariage entre homosexuels, par exemple, a été organisée en tenant compte du fait qu’en Suède ces mariages pourront prochainement être célébrés à l’église.”

Les rencontres avec les “livres vivants” ont lieu en moyenne quatre fois par semestre, à la cafétéria de la bibliothèque. Les gens prennent rendez-vous et peuvent leur parler pendant trois quarts d’heure. Chaque “livre” est prêté trois ou quatre fois au cours de l’après-midi. A la fin de la journée, des fiches d’évaluation sont distribuées et de nouvelles demandes pour des rencontres avec d’autres catégories de personnes peuvent être déposées. A la session à laquelle nous avons assisté participaient le très populaire imam Ali Ibrahim, un amateur de jeux de hasard, le travesti Tina Hakanjonsson, deux musiciens et une personne souffrant de troubles mentaux. Les rencontres ne peuvent être ni filmées ni enregistrées, car l’expérience ne doit continuer à exister que dans la mémoire des participants. “Les thèmes qui peuvent être traités sont illimités, mais chaque ‘livre’ peut refuser de répondre à des questions qu’il estimerait inappropriées, une éventualité qui s’est rarement présentée”, explique Catharina Noren. C’est elle qui a lancé ce projet en 2002, tirant profit d’une expérimentation qui s’était déroulée au Danemark. L’expérience a depuis été reprise dans plusieurs autres villes suédoises, ainsi que dans une trentaine de pays étrangers.

Les entretiens avec des “livres vivants”, des occasions de rencontre dans un cadre spécifique avec des inconnus, évoquent ce que l’on organisait à l’époque victorienne pour les jeunes gens et jeunes filles pour qu’ils apprennent à se connaître à des fins matrimoniales, estime Donald Sassoon, auteur de The Culture of the Europeans (“La culture des Européens”, HarperCollins, 2006) : “La bibliothèque sélectionne les livres vivants, en excluant par exemple les belliqueux ; pour le reste, les sessions qu’elle organise ont cette caractéristique très motivante de supprimer le filtre du médiateur, qu’il soit journaliste, écrivain ou essayiste.”

Pour le narrateur aussi la rencontre a une valeur particulière et, dans un certain sens, thérapeutique. “Cette expérience m’a appris à accorder davantage de respect au sexe en tant que construction sociale. J’ai compris qu’entre ce que pensent les femmes et ce que pensent les hommes il n’y a pas de différence”, remarque le transsexuel Tina Hakanjonsson, marié depuis vingt-neuf ans et qui a quatre enfants. “Grâce au projet de la living library, se sont joints ces dernières années aux usagers traditionnels de la bibliothèque – majoritairement des femmes de 45 à 65 ans – des gens de toutes sortes, en particulier des jeunes et des hommes”, ajoute Catharina Noren. L’intérêt des médias pour cette initiative s’est spectaculairement accru lorsqu’un membre éminent de la famille royale de Suède, la princesse Victoria, s’est déclaré disponible pour être consultée comme un livre. Mais pour le moment elle n’a pas pu être “prêtée” par la bibliothèque de Malmö pour des raisons de sécurité.

Tomaso Palazzi Ventiquattro

mercredi 25 mars 2009

MC Vitoux sur Radio MNE jeudi 26 mars à 15h

Radio MNE, nouvelle radio libre, cousine de la désormais internationale WNE (Warum Net Experience), présente lors d’un rendez-vous régulier d’une heure, des rencontres de personnages de l’action collective, culturelle ou artistique.

Pour faire suite au premier volet d’une série d’émissions radiophoniques dédiées à la découverte de personnalités locales ou internationales, MNE (Mulhouse Net Expérience) accueille, le jeudi 26 mars à 15h, Marie-Claire Vitoux, Présidente du Conseil Consultatif du Patrimoine Mulhousien. Dans le cadre du projet de nouveau lieu « refectoire.com », MNE l'invite à partager son point de vue sur l’histoire de l’usine DMC, en en évoquant notamment les différents projets de réhabilitation. L’idée étant de nous aider à comprendre comment la renaissance de ce site pourrait faire sens avec son histoire.

Rendez-vous sur radiomne.com, jeudi 26 mars à 15h (ou plus tard en podcast!)

Renseignements: info@radiomne.com

Le refectoire vu par Muriel Carte Postale réalisée par Muriel Hasse Collin atelierdartmobile.free.fr

jeudi 12 mars 2009

Un "brainstorming" pas prise de tête - 26 mars

Vous avez envie de participer à notre réflexion sur le projet nom de code "refectoire.com" ?

Vous pouvez vous joindre à nous lors de la prochaine réunion le 26 mars prochain à 10h au 53 avenue Kennedy (bureau d'Old School - WNE).

Renseignements : info@old-school.fr et 03 89 33 11 11

Carte postale réalisée par fredEricbarbier Carte postale réalisée par FredEricbarbier

dimanche 8 mars 2009

Opération Teasing à la Kunsthalle - 14 mars

La Kunsthalle de Mulhouse ouvre ses portes ce week-end. Belle occasion pour une des associations investie dans le projet du Refectoire pour commencer à sensibiliser les mulhousiens à cette idée de nouveau réseau culturel et associatif matérialisé dans le bâtiment du réfectoire DMC. L'après-midi "Kunstler SURPRISE" proposera donc quelques évocations visuelles et gustatives qui attiseront certainement la curiosité des visiteurs...

Je ne vous en dis pas plus, alors rendez-vous samedi 14 mars de 16h à 22h au Centre d'art contemporain de la Kunsthalle - 16 rue de la Fonderie 68100 Mulhouse.

Plus de renseignements : kunsthallemulhouse.fr

Carte blanche a Fanny Delque, graphiste

Carte postale réalisée par Fanny Delqué dans le cadre de la carte blanche sur le thème du Réfectoire Retrouvez ses autres réalisations sur son site : jolie-toupie.over-blog.com

Rencontre avec Alexandre Da Silva, architecte et organisateur des Journées de l’architecture

C'est grâce aux rencontres avec différents acteurs du monde culturel et patrimonial que nous continuons de mûrir notre projet "Refectoire". Ce sera peut-être bientôt votre tour, mais en attendant faisons le point sur un rendez-vous enrichissant avec un architecte alsacien (ADS) pour une visite de Mulhouse by bike.

Les points abordés :

- Les Journées de l’architecture qu’est ce que c’est ?

- Les parcours en vélo mode d’emploi

- Les autres activités proposées dans le cadre des Journées de l’architecture

- Les perspectives de partenariat entre nos deux associations

> LES JOURNEES DE L’ARCHITECTURE QU’EST CE QUE C’EST ?

→ L’objectif : rendre accessible l’architecture au plus grand nombre, faire ouvrir les yeux des mulhousiens sur des éléments architecturaux de leur quotidien.

→ Elles ont lieu en octobre avec plus de 100 manifestations sur les 3 régions concernées.

→ C’est la 9° édition. Elles sont thématiques : en 2009 ce sera « L’architecture en mouvement » qui permet d’aborder tous les nouveaux projets mulhousiens comme celui de la Gare ou de DMC (discussions en cours pour avoir accès à un des bâtiments), et en général les bâtiments qui viennent d’être terminés. A Colmar, les thèmes sont beaucoup plus patrimoniaux. L’idée est de montrer que l’architecture contemporaine qui pâtit souvent d’une mauvaise réputation et d’une vision négative, peut aussi amener à faire se poser des questions.

→ C’est une spécificité alsacienne autour de la médiation de l’architecture. En effet, les autres régions créent des « Maisons de l’architecture », alors que l’Alsace a préféré la mise en place d’un temps fort axé sur l’événementiel : « les Journées de l’architecture ».

→ Autre spécificité régionale : l’association de 3 pays (France, Allemagne, Suisse) sur ces Journées. Elles fonctionnent avec des « zooms » par ville (par exemple sur Mulhouse les 2 et 3 octobre).

→ Le financement : les fonds proviennent en majorité des cotisations des architectes dans le cadre de leurs activités et du sponsoring. La municipalité participe en terme de prêt de personnel (pour servir au cocktail d’ouverture de la Fonderie) et de prêt de locaux pour des expositions ou des conférences.

→ Succès rencontré par la manifestation qui s’allonge dans le temps et obtient de bons retours des participants.

> LES PARCOURS EN VELO MODE D’EMPLOI

→ C’est la 5° édition.

→ On donne rdv aux gens à 10h le dimanche matin (sur 4 dimanches mais ils vont passer à 2 car l’organisation est un peu lourde) sur un lieu déterminé dans le flyer de programmation.

→ Parcours d’une durée de 3h, groupe indéterminé (pas d’inscription préalable) pouvant aller de 50 à 80 personnes les jours de grande affluence. Idéalement, c’est plutôt une cinquantaine de vélos par circuit sur Mulhouse (à Colmar ou Strasbourg ils montent jusqu’à 100 personnes mais c’est plutôt difficile à gérer). Possibilité d’aller jusqu’à Colmar voire Strasbourg… (pour les plus motivés).

→Un apéro convivial a lieu en milieu de circuit et permet au public d’échanger avec les architectes qui font la visite.

→ La manifestation rencontre un certain succès : ils ont eu un reportage sur Alsatic.

→ Les visites, au-delà d’un simple commentaire architectural, sont basées sur le ressenti des architectes, leurs avis (liberté de ton dans le commentaire), sur l’émotion.

→ La visite de DMC : aborder les 3 typologies du bâtiment - historique, architecturale et le devenir du site (plus sur les deux dernières). L’idée est d’identifier ce qui dans un futur projet pourra être conservé et ce qui sera démoli.

→ certaines lenteurs et blocages dans l’obtention des autorisations d’accès aux bâtiments ne facilitent pas les visites.

→ Les Journées de l’architecture fonctionnent grâce à une centaine de bénévoles répartis sur les 3 pays (une quinzaine sur Mulhouse).

> LES AUTRES ACTIVITES PROPOSEES DANS LE CADRE DES JOURNEES DE L’ARCHITECTURE

→ Soirée d’ouverture à la Fonderie : présentation de la programmation.

→ Des conférences avec de grandes stars de l’architecture (par exemple pour l’édition 2009 il est prévu d’inviter l’architecte du projet de la gare).

→ Concerts : - l’année dernière aux entrepôts Solea dans l’optique d’une utilisation atypique du lieu (orchestre symphonique) - Xenatris (groupe de percussions) a tourné dans 3 lieux : la piscine Pierre et Marie Curie (50 personnes), la coque du parc Salvator (100 personnes) et le hall du Cinéma Palace (100 personnes). - Au Noumatrouff : en cours de mise en place d’un partenariat plus officialisé pour faire aussi de ces Journées un événement fort et festif.

→ Parcours en tram (rdv à l’une des stations pour une autre ballade architecturale en compagnie d’architectes).

> LES PERSPECTIVES DE PARTENARIAT

→ Alexandre Da Silva pourrait nous faire découvrir des lieux que nous ne connaissons pas dans l’optique d’un investissement lors de notre saison hors les murs : - via une visite - via une liste transmise par mail - les précédentes plaquettes de programmation avec les lieux déjà investis lors des précédentes Journées de l’architecture

Par exemple, il attire notre attention sur le grand potentiel du silo face du Noumatrouff pour y organiser un concert par exemple.

→ Certains de ses clients sont très réceptifs à l’organisation d’événementiels en milieu ou fin de chantiers.

→ ADS représente aussi une opportunité pour nous en ce qu’il met son œil d’architecte au service d’un bon investissement artistique du lieu (autrement dit qu’est ce qui correspond le mieux artistiquement pour tel ou tel lieu en fonction de son architecture).

→ En terme de positionnement, le projet du Réfectoire est plus tourné vers l’investissement des lieux dans une optique de contre-emploi, d’alternatif et d’artistique.

→ ADS nous propose de participer à la soirée d’ouverture à la Fonderie qui rassemble environ 300 personnes, l’objectif étant de faire participer les gens. Les Journées de l’architecture sont très ouvertes pour travailler avec d’autres associations et vont vers une politique de partenariat.

→ ADS pourrait participer à l’émission radio sur le patrimoine mulhousien et DMC avec MC Vitoux ?

→ MNE et OS pourrait travailler sur les Journées de l’architecture avec des émissions et/ou prises de son.

→ ADS nous renseigne pour obtenir des photos de bâtiments mulhousiens en haute définition. Mais il faut l’autorisation de l’architecte auteur et accessoirement du propriétaire.

> DIVERS

→ Il existe un autre circuit à vélo qui a lieu lors de « Tout Mulhouse court », beaucoup plus historique animé par MC Vitoux.

→ Mulhouse vient d’obtenir le label VPAH et aura des obligations en terme de valorisation de son patrimoine de ce fait. Mais notre interlocuteur souligne le côté très cadré de ce label qui freine un peu ses ambitions à ce propos.

> BILAN

Une rencontre plutôt positive en terme d'avancement de notre projet, notamment sur la connaissance des éléments qui composent le patrimoine mulhousien du point de vue d'un architecte. A quand la prochaine ?

Alexandre Da Silva et sa rénovation humaniste, rue de l'Arsenal. (Photo DNA - Marc Rollmann)

mercredi 18 février 2009

Projet urbain DMC : les habitants consultés

Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace le 18 février 2009

L'aménagement de la friche DMC et plus largement des 75 hectares compris entre la rue de Pfastatt, l'avenue DMC, l'avenue Briand et la voie ferrée Mulhouse-Strasbourg, vont faire l'objet d'études en vue de préciser la physionomie et le contenu du futur nouveau quartier. La procédure de concertation préalable en a été lancée lundi soir en conseil municipal. Le comité de pilotage se propose de réfléchir aux moyens « de créer un facteur d'attractivité pour la ville et l'agglo, de reconquérir le site, de valoriser le patrimoine bâti et le paysage existant, et de réaliser un aménagement exemplaire du point de vue environnemental. » Le rendu des études, qui permettront d'affiner le projet, est attendu au premier trimestre 2010. La reconquête de cette partie de ville, très largement imprégnée par l'histoire industrielle de Mulhouse, s'annonce comme une opération lourde tant les friches y sont nombreuses. Elle fera l'objet d'une concertation préalable associant habitants et associations locales afin de définir les attentes des uns et des autres.

Conseil municipal: l’avenir du site DMC fait cogiter les élus

Article paru dans le Journal L'Alsace du 18 février 2009

Le site DMC et son avenir : voilà un sujet qui suscite toujours la passion, même au détour de deux délibérations purement techniques, comme lors du conseil municipal de lundi soir.

Outre le débat budgétaire 2009 (notre édition d’hier), l’avenir du site mulhousien de DMC figurait lui aussi au sommaire du conseil municipal de lundi soir — et bien que ce fût seulement au détour de deux dossiers techniques, ce sujet passionnel n’a pas manqué de soulever une nouvelle fois le débat. Rappelons d’abord que l’entreprise s’est recentrée en février 2007 sur sept hectares de son emprise initiale, ce qui a permis à la Société d’équipement de la région mulhousienne (Serm) d’acheter dix autres hectares, en vue d’y créer un nouveau « morceau de ville ». Pas tout de suite, bien sûr : l’échéance de projets urbanistiques d’une telle ampleur court facilement sur une quinzaine d’années… Bref, on en est encore aux phases de réflexion préparatoire, très en amont d’un quelconque premier coup de pioche.

Lundi soir, les élus municipaux se sont donc (unanimement) prononcés en faveur de l’engagement d’une concertation préalable, ainsi que pour la mise à l’étude d’une opération d’aménagement sur un périmètre encore plus vaste que le site DMC lui-même, par souci de cohérence : 75 hectares en tout, délimités par les voies ferrées, l’avenue DMC, la rue de Pfastatt et l’avenue Aristide-Briand. Ceci posé, un vote unanime n’a jamais empêché le débat. Ainsi l’élu d’opposition Darek Szuster (groupe PS) sollicite-t-il la parole : « Par l’absence de propositions concrètes, ce projet de délibération manque d’ambition et ne soulève pas l’enthousiasme. Pourquoi les élus ne pourraient-ils pas rêver autour de ce projet et essayer de susciter le débat avec plus d’engagement ? »

« Notre groupe réfléchit depuis quelque temps sur les possibilités qu’offre ce site », poursuit Darek Szuster, qui cite à dessein le projet d’une « Cité de la musique », afin de pallier la vétusté de plusieurs équipements culturels actuels : « Grâce à cette Cité, Mulhouse pourrait retrouver une salle capable d’accueillir entre 1300 et 1600 personnes mais aussi proposer des locaux plus adaptés au conservatoire de musique », estime Darek Szuster, qui interpelle directement Jean-Marie Bockel : « Les bases que votre groupe pose pour ce projet me paraissent encore trop floues ».

Il y a un temps pour tout

Manque d’engagement, trop de flou ? « Je suis toujours prêt à tout entendre, mais tout de même ! s’indigne le maire. Si nous n’avions pas eu l’intuition, il y a quelques années, de la possibilité d’un projet urbain sur ce site, la délibération d’aujourd’hui n’aurait pas lieu. » Bref : sans contester la validité de ce projet de « Cité de la musique », Jean-Marie Bockel estimeque l’opposition socialiste grille quelque peu les étapes : « Vous verrez, argumente encore le maire, il y a un temps pour tout, et il y a aura encore d’autres étapes… Mais cette délibération n’interdit rien ». Place au vote : les deux délibérations sont adoptées à l’unanimité.

Emmanuel Delahaye

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Par souci de cohérence, la réflexion sur le devenir du site DMC sera étendue à un périmètre urbain plus vaste, de quelque 75 hectares. Archives Denis Sollier

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