Le Réfectoire, projet exotique

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Des idées d'ici et d'ailleurs

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lundi 15 février 2010

Des idées pour DMC - par Marie-Claire Vitoux

Des idées pour DMC

Vous m’avez demandé de rêver, je suis trop dans la bataille politique en tant que présidente du Conseil Consultatif du Patrimoine Mulhousien pour ne pas avoir désappris à le faire : face aux entrepreneurs et aux hommes politiques, le rêve pèse de peu de poids en plus de susciter les sarcasmes.

DMC est un véritable écosystème urbain : le réfectoire dans son parc est le symbole de ce que DMC, ce n’est pas seulement un lieu de production. Une usine, c’est d’abord un lieu de vie où des hommes et des femmes passent une longue partie de leur temps de vie. DMC, c’est aussi la cité ouvrière depuis 1853. L’entreprise a fabriqué de la vie et de la ville au moins autant qu’elle a fabriqué des indiennes.

L’enjeu de demain, c’est de donner vie, une autre vie, une deuxième vie à ces bâtiments.

Relier ce site à la ville en l’arrimant par des voies piétonnes et des transports publics non polluants permettant à DMC d’aller à la rue du Sauvage mais aussi installer à DMC des équipements qui fassent venir les « hyper-urbains » (de l’hyper-centre) vers DMC, telle pourrait être la tâche assumée par un lieu de culture sur DMC. On a déjà le Nouvel Espace Culturel de la Filature, inutile me semble-t-il d’en tenter un autre. La culture, c’est aussi et peut-être d’abord une pratique et pas seulement une consommation : là pourrait être ce que le NEC DMC aurait de neuf.

DMC est un lieu de travail: il doit le rester et continuer à accueillir de nouvelles activités de production et de services. Sa localisation au nord de la ville à proximité de l’autoroute (mais hélas sans voie de Tram encore) devrait faciliter l’attraction d’entreprises sur DMC.

Chaque bâtiment de DMC est d’une architecture assez polyvalente pour accueillir des activités de services variées : dans ce quartier, il faudra des médecins et des kinés, des commerces, des coiffeurs, des épiceries et des cafés.

Depuis une trentaine d’années, la ville s’est perdue dans la périphérie : ses classes moyennes se sont jetées et souvent perdues dans l’accession à la (petite) propriété et ont souvent perdu leur temps de loisirs dans les trajets pendulaires boulot-dodo. La crise énergétique aspire à nouveau les habitants vers la ville et DMC peut les accueillir dans une gamme variée de logements et surtout trans-générationnels.

L’une des conditions, à mes yeux d’ailleurs, la principale pour que le DMC de demain parte avec toutes les chances de son côté, c’est que le site de DMC (y compris les bâtiments non rénovés qui n’appartiennent pas à la Ville-Serm comme la filature (Superba maintenant) de 1812) soit respecté dans son intégrité et sa cohérence. Respecter son intégrité ne veut pas dire le respecter intégralement. Un bâtiment peut devoir être détruit. Mais avant de le détruire, faisons tourner la machine de démolition sept fois autour de lui : il faut que le nouveau projet urbain fasse la preuve qu’il ne peut fonctionner en conservant ce bâtiment. A cette condition-là seulement, la destruction est envisageable.

Marie-Claire Vitoux

mercredi 2 décembre 2009

100 projets pour ressusciter Mulhouse

Et si on imaginait LA POUPONNIERE au Réfectoire ? Un chantier école pour 100 projets qui vont ressusciter Mulhouse ... Commençons par imaginer quelques projets pour transformer notre ville ...

EXEMPLES DE MISSIONS POSSIBLES • Animation culturelle autour d’une rue de l’Arsenal à piétonniser, avec les commerçants, les associations, les habitants • Création d’un jardin bio éducatif dans le nouveau quartier DMC • Création d’un agenda concerts musiques actuelles en ligne à l’échelle du grand Est, Suisse et Allemagne comprises • Accompagnement d’un projet de création d’une péniche à spectacles sur le canal du Rhône au Rhin • Création d’un annuaire multimédia hip hop en région Alsace • pour la suite, on attend vos propositions !!!

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mercredi 30 septembre 2009

DMC : un futur quartier exemplaire alliant habitat et entreprises

(extrait du document de la Ville de Mulhouse "Mulhouse la renaissance" septembre 2009)

C’est tout un « morceau » de ville qui est amené à connaître de profon- des mutations sur un secteur de 75 hectares délimités par les avenues DMC et Aristide Briand, la rue de Pfastatt et la voie ferrée jouxtant la rue Léon Jouhaux. Outre le site DMC, il comprend la SIAM Peugeot, ainsi que la friche industrielle Cimitem, située rue du Fil, deux friches qui couvrent chacune plus de 25.000 m2. Pour concevoir un projet global et cohérent, la municipalité a lancé un marché de définition entre trois ca- binets d’architectes urbanistes (Reichen et Robert,Atelier Paris,Agence Seura) pour déterminer les possibilités d’aménagement, les objectifs à atteindre, les programmes à réaliser et préciser le projet urbain de la collectivité sur ce site avec, bien sûr, une estimation du coût financier des aménagements. Les conclusions de ce marché de définition sont attendues pour début 2010. L’ambition est de réaliser un quar tier exemplaire du point de vue environnemental tout en mettant en valeur le patri- moine architectural et industriel. En attendant, ce secteur commence déjà à bouger. Après l’implantation de la société Spie Est et de ses 120 collaborateurs sur une surface de 6.500 m2 de bureau et de stockage, d’autres entreprises sont attendues, notamment grâce à la création d’un hôtel d’entreprises d’une surface de 3.400 m2 sur deux niveaux, qui proposera des loyers attractifs pour des entreprises artisanales, tertiaires ou industrielles. Au-delà, la création de nouveaux logements est également prévue, no- tamment sur l’ancien site Superba (une centaine de logements de la Foncière d’Alsace) ou la démolition puis la reconstruction de nouveaux logements en lieu et place de la tour du 71, avenue de Pfastatt (projets de la Somco).

(document complet au format pdf à télécharger : http://url.emm23.net/t/51083/1446/5549930/9349/0)

mardi 31 mars 2009

Démarches artistiques et régénération urbaine - 11 & 12 juin à Dijon

Voici une première information sur les rencontres nationales "Démarches artistiques et régénération urbaine" organisées par Zutique les 11 et 12 juin 2009 à Dijon. Old School organise un déplacement à cette occasion, les idées échangées pouvant servir de façon positive à tous ceux qui essaient d'agir culturellement dans le domaine social, ou vice-versa. En cas d'intérêt, prière d'appeler le 03 89 33 11 11 ou d'écrire à info@old-school.fr.

Les modérateurs et intervenants qui ont, à ce jour, confirmé leur venue sont les suivants :

- Patrick Bouchain, architecte, fondateur de Notre Atelier Commun et Président de la Friche Belle de Mai à Marseille.

- Fazette Bordage, chargée de mission Nouveaux Territoires de l’Art à l’Institut des Villes.

- Claude Renard, Présidente de Notre Atelier Commun

- Jean-Claude Girard, Directeur Général de l’OPAC Dijon

- Jean-Louis Sautreau, chargé de mission à la DDAI du Ministère de la Culture

- Gilles Castagnac, Président de Mila Paris, le Marché Indépendant des Labels

- Chantale Lamarre, directrice de Culture Commune, Scène Nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais.

- Pascal Nicolas-Le Strat, politiste et sociologue

- Philippe Méjean, urbaniste, chercheur, et Maître de conférence à l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement Régional à l’Université Paul Cézane Aix Marseille.

- Patrick Kamoun, conseiller à l’Union Sociale pour l’Habitat

- Corine Forget, artiste plasticienne, vit et travaille à la Manufacture des Allumettes à Trélazé, ancienne usine réaménagée en ateliers d’artistes et logements par la société HLM de Trélazé.

- Chantale Tallant, Directrice de l'Ecole de la Rénovation Urbaine

TELECHARGEZ LA PRESENTATION DES RENCONTRES (fichier 2 Mo format pdf) : http://public.me.com/jlw2

-- CONTACT

Frédéric Ménard (directeur)

ZUTIQUE PRODUCTIONS

BP 27042 - 21070 Dijon cedex - France

Tel : +33 (0)3 80 28 80 41

direction@zutique.com

http://www.zutique.com

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vendredi 27 mars 2009

Rencontres à la bibliothèque vivante

Article paru dans Courrier International du 19 mars 2009 | Hebdo - n° 959 | source : Ventiquattro

SUÈDE • Rencontres à la bibliothèque vivante

La bibliothèque municipale de Malmö organise des entretiens avec des personnes appartenant à des minorités visibles. Des “livres vivants” qui contribuent à combattre les préjugés et à tisser du lien social. “Notre best-seller ? C’est sans aucun doute l’imam, mais les travestis et les couples homosexuels sont aussi beaucoup appréciés”, dit Linda Willander, la bibliothécaire. Elle travaille à la Stadsbibliotek de Malmö (www.mal­mo.stadsbibliotek.org), la troisième ville de Suède.

Depuis quelques années, le centre offre la possibilité de consulter non seulement des ouvrages imprimés et des CD-Rom, mais aussi des personnes en chair et en os. Elles sont là pour rencontrer le public en tant que représentants de catégories sociales particulières envers lesquelles on nourrit souvent des préjugés : parents homosexuels, femmes musulmanes voilées, punks, militants de défense des animaux, skinheads, transsexuels, auxiliaires de la circulation routière, et beaucoup d’autres. “Malmö est une ville cosmopolite, habitée par plus de 140 nationalités différentes. Un carrefour d’immigration qui illustre bien les difficultés d’intégration des étrangers en Europe, explique Linda. Nous proposons en général des thèmes liés à l’actualité. La journée consacrée au mariage entre homosexuels, par exemple, a été organisée en tenant compte du fait qu’en Suède ces mariages pourront prochainement être célébrés à l’église.”

Les rencontres avec les “livres vivants” ont lieu en moyenne quatre fois par semestre, à la cafétéria de la bibliothèque. Les gens prennent rendez-vous et peuvent leur parler pendant trois quarts d’heure. Chaque “livre” est prêté trois ou quatre fois au cours de l’après-midi. A la fin de la journée, des fiches d’évaluation sont distribuées et de nouvelles demandes pour des rencontres avec d’autres catégories de personnes peuvent être déposées. A la session à laquelle nous avons assisté participaient le très populaire imam Ali Ibrahim, un amateur de jeux de hasard, le travesti Tina Hakanjonsson, deux musiciens et une personne souffrant de troubles mentaux. Les rencontres ne peuvent être ni filmées ni enregistrées, car l’expérience ne doit continuer à exister que dans la mémoire des participants. “Les thèmes qui peuvent être traités sont illimités, mais chaque ‘livre’ peut refuser de répondre à des questions qu’il estimerait inappropriées, une éventualité qui s’est rarement présentée”, explique Catharina Noren. C’est elle qui a lancé ce projet en 2002, tirant profit d’une expérimentation qui s’était déroulée au Danemark. L’expérience a depuis été reprise dans plusieurs autres villes suédoises, ainsi que dans une trentaine de pays étrangers.

Les entretiens avec des “livres vivants”, des occasions de rencontre dans un cadre spécifique avec des inconnus, évoquent ce que l’on organisait à l’époque victorienne pour les jeunes gens et jeunes filles pour qu’ils apprennent à se connaître à des fins matrimoniales, estime Donald Sassoon, auteur de The Culture of the Europeans (“La culture des Européens”, HarperCollins, 2006) : “La bibliothèque sélectionne les livres vivants, en excluant par exemple les belliqueux ; pour le reste, les sessions qu’elle organise ont cette caractéristique très motivante de supprimer le filtre du médiateur, qu’il soit journaliste, écrivain ou essayiste.”

Pour le narrateur aussi la rencontre a une valeur particulière et, dans un certain sens, thérapeutique. “Cette expérience m’a appris à accorder davantage de respect au sexe en tant que construction sociale. J’ai compris qu’entre ce que pensent les femmes et ce que pensent les hommes il n’y a pas de différence”, remarque le transsexuel Tina Hakanjonsson, marié depuis vingt-neuf ans et qui a quatre enfants. “Grâce au projet de la living library, se sont joints ces dernières années aux usagers traditionnels de la bibliothèque – majoritairement des femmes de 45 à 65 ans – des gens de toutes sortes, en particulier des jeunes et des hommes”, ajoute Catharina Noren. L’intérêt des médias pour cette initiative s’est spectaculairement accru lorsqu’un membre éminent de la famille royale de Suède, la princesse Victoria, s’est déclaré disponible pour être consultée comme un livre. Mais pour le moment elle n’a pas pu être “prêtée” par la bibliothèque de Malmö pour des raisons de sécurité.

Tomaso Palazzi Ventiquattro