Article paru dans le Journal L'Alsace le 23 novembre 2007

L’association « Mulhouse, j’y crois » a réfléchi sur la reconversion de ce site particulièrement important pour l’avenir de la ville.

On se souvient du principe — qui rappelle un peu ce qui s’est passé à la Fonderie : DMC a recentré son activité de production sur une petite partie de son site historique, cédant le reste et rendant ainsi possible la reconversion d’une surface suffisamment vaste pour accueillir un quartier neuf tout entier. Une opération à long terme, à l’échelle de 15 ou 20 ans, qui se réalisera vraisemblablement en plusieurs étapes. On en est donc pour l’instant au stade des réflexions et des propositions. L’association Mulhouse j’y crois — qui s’est donné pour but de « faire émerger des idées pour l’avenir de Mulhouse » apporte sa contribution à cette réflexion sous la forme d’un document et d’un CD, s’appuyant sur des travaux de Pierre Fluck, professeur à l’UHA et de Marie-Claire Vitoux, présidente du Conseil consultatif du patrimoine mulhousien.

Ambition partagée

« DMC est un site dont l’importance de la reconversion dépasse l’aménagement d’une simple Zac aux fonctions mixtes combinant habitat et activités. Il faut concevoir sa métamorphose en y impulsant des projets à la hauteur d’une ambition partagée à l’échelle de l’agglomération mulhousienne… », résument les deux présidents de l’association Frédéric Marquet et Christophe Muller. Pour eux l’avenir du site pourrait s’articuler autour de quatre volets principaux. « Il y a d’abord la préservation d’un patrimoine industriel exceptionnel, d’une richesse irremplaçable… » Il convient donc de dresser un inventaire des bâtiments à préserver en leur trouvant une affectation « qui ait du sens ».

Jamais trop tôt

Deuxième axe de réflexion, le site est très boisé. « Il y a une coulée verte à préserver autour de l’ancien réfectoire de DMC… » Plus généralement, il est souhaitable que la reconversion se fasse selon les principes du développement durable : économies d’énergie, parking en silo l’image du secteur Vauban à Fribourg. « Le futur quartier devra être écologique… » Troisième volet, la recherche de « l’excellence économique » en « favorisant les activités créatives à forte valeur ajoutée », avec la création d’une zone trinationale. Excellence dans d’autres domaines aussi : l’association propose par exemple la création d’une Maison des artistes, d’un Palais des congrès d’entreprises, d’un ensemble de restaurants dans l’ancien réfectoire, d’une halle de magasins d’usines. Autre proposition : un lieu destiné au Musée des sapeurs-pompiers. Dernier volet, l’utilisation optimale des « dimensions multiples » du site — proche à la fois de l’autoroute et de la gare de Dornach que desservira le tram-train. Au-delà, la gare TGV. Au-delà encore, l’EuroAirport. Un peu tôt pour songer à tout cela ? « Il n’est jamais trop tôt… », répondent Frédéric Marquet et Christophe Muller. « Nous pensons vraiment que DMC nécessite une grande ambition et qu’il serait dommage de céder à des solutions de facilité… »

StS

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L’ancien réfectoire pourrait accueillir, tout naturellement, un ensemble de restaurants divers. Photo Christine Hart