Compte-rendu de la rencontre du 20 décembre 2008 - par Luc Jambois

→« Echange autour d’un projet de création d’un lieu surnaturel »

Cette rencontre s’est déroulée à l’occasion de l’inauguration des nouveaux studios radio de WNE et Old School au 53 avenue Kennedy.

Personnes présentes : Luc Jambois (OGACA), Mathieu Stahl (Noumatrouff), Thibaut Lemoine (Etat des Lieux), Xavier Hugh (Asso O), Philippe Schweyer (Mediapop.fr), Jean-Damien Collin (citoyen), Jean- Pierre Hero (Les Copains d’Abord), Jean-Luc Wertenschlag (Old School), Charly Sicard (Old School), Franck Richard (Old School), Jonathan Rauscher (Old School), Stéphanie Fischer (Old School), Julien Potier (asso O), Jean-François Bittighoffer (WNE), Alex Weisbeck (plasticienne).

Début à 11H30, fin à 14H

Introduction de Luc Jambois

Le projet Old School n’est pas encore vraiment nommé aujourd’hui, mais un des lieux envisagés, l’ancien réfectoire de l’entreprise DMC, nous amène à l’appeler provisoirement Le Réfectoire.

Point clef : Le projet Réfectoire est un projet en construction qui s’appuie sur 2 principes :

→ Il se veut complémentaire de l’existant et souhaite travailler en partenariat → Il se veut coopératif en associant tous les artistes et les associations artistiques qui le souhaitent

La discussion sur le projet Réfectoire devrait s’articuler autour de 3 types de questionnement :

1. Du point de vue des artistes et des organisations du secteur culturel et artistique (de toutes disciplines et de tout statut)

→ Quels sont les besoins non satisfaits aujourd’hui ?

2. Du point de vue des publics

→ Quelles sont les attentes non satisfaites ?

3. Du point de vue des collectivités publiques (commune, CAMSA, CG…)

→ Qu’est ce que les collectivités peuvent attendre (ou exiger) d’un tel projet ?

Stratégie à mettre en œuvre

1. Clarifier le projet, le faire connaître

2. Rassembler ceux qui s’y reconnaissent

3. Construire dès 2009 une phase de préfiguration

4. Rechercher et valider un lieu d’ancrage (Réfectoire ?)

5. Construire le projet, le présenter auprès des partenaires en juin 2009 pour un lancement d’une saison nomade de septembre 2009 à juin 2010, et l’ouverture d’un nouveau lieu à l’automne 2010 (timing idéal)

Les échanges

Question 1 : Quelle est l’origine du projet ?

Ce projet est à la conjonction de plusieurs motivations qui conduisent à la création d’un nouveau lieu sur Mulhouse :

- La fermeture de l’espace de la rue des Verriers

- Le besoin des Copains d’abord d’un lieu de programmation plus adapté

- Le besoin de nombreuses associations ou groupes artistiques d’un lieu de petite taille

Question 2 : Ce lieu ne programmera-t-il que des concerts ?

Non, l’objectif est d’être un lieu multidisciplinaire

Question 3 : Positionnement du Noumatrouff

Le Noumatrouff est actuellement dans une phase de réécriture de son projet dans le cadre du projet municipal de Cité de la Musique. Sa volonté aujourd’hui est plutôt de dynamiser le Centre de Ressources. Dans ce nouveau projet, le Noumatrouff aurait 2 salles de programmation de concerts (dans l’idéal, avec des jauges de 1200/1500 places et 300/400 places)

→ Il apparaît que le projet Réfectoire tel qu’il s’exprime aujourd’hui est parfaitement complémentaire car il projette une autre programmation et dans une jauge beaucoup plus petite. De l’avis de Mathieu Stahl en son nom personnel, le projet Réfectoire devrait s’inscrire dans une dynamique de promotion des liens entre art contemporain et musiques en particulier électroniques (car cela n’entre pas dans le cahier des charges du Noumatrouff).

Question 4 : Quelle pourrait être la programmation de ce lieu ?

De l’avis de Jean-Damien Collin, ce lieu ne devrait pas être un lieu de diffusion conventionnel avec une programmation préétablie, mais plutôt un espace d’implication et d’expérimentation.

Thibaut : Les artistes ont besoin d’un espace de résidence, d’un espace de travail.

Mathieu : Ce ne doit pas être seulement un lieu mais un espace de dynamique de projet.

Jean-Luc : Oui, c’est un lieu qui doit permettre les rencontres et où des projets pourraient se construire.

Jean-Damien : quand on se rend aux Copains, on va boire un coup d’abord puis ensuite il y a d’autres choses, alors que le projet de Réfectoire c’est d’abord y aller pour une chose et ensuite pour boire un coup

Question 5 : Faut-il vraiment un nouveau lieu à Mulhouse ?

Certains (Adrien/Jazz à Mulhouse) diront qu’un nouveau lieu n’est pas nécessaire. Il y a des espaces, des lieux sous-utilisés (Pax, AFSCO…), il faut valoriser l’existant ; en revanche, Mulhouse manque de lieux de création.

Mathieu : si le projet est porté par un collectif, la ville le prendra mieux en compte.

Xavier : nous avons rencontré Jean Rottner (1er adjoint au maire) qui souhaite créer une scène alternative ; nous venons de créer un collectif Asso O et Etat des Lieux appelé ÖDL et sommes actuellement sur un projet d’espace de workshops proche de DMC.

Thibaut : un lieu intéressant à visiter serait la friche de Weil-am- Rhein qui vient de rouvrir. Quant à nous, notre urgence au sein du collectif Etat des Lieux est de pouvoir disposer d’un lieu qui ne soit pas forcément ouvert au public tout de suite ; nous cherchons un espace de résidences pour les artistes que nous accueillons

Jean-Damien : il ne faut pas cloisonner le lieu et en faire un lieu de diffusion, plutôt un lieu d’implication ; il existe également l’hypothèse d’un projet sans lieu (exemple du centre d’art mobile de Besançon)

Jean-Luc : dans la phase de préfiguration, on pourrait monter une manifestation itinérante permettant de faire découvrir un Mulhouse que le public ne connaît pas. Pourquoi ne pas tenter de faire travailler tous les gens présents sur les Journées du Patrimoine 09 (troisième semaine de septembre) en réinvestissant des lieux symboliques à Mulhouse ?

Question 6 : quelles sont les attentes du public ?

- Il y a une offre insuffisante pour les musique actuelles jeune public

- Il n’y a pas d’offre régulière pour les amateurs de jazz

- Il y a une offre insuffisante pour les amateurs et acteurs du rap

- Il y a plein de trous dans l’offre culturelle

- L’offre est trop éclatée, trop sectorisée, il n’y pas d’émulation

Question 7 : que faire suite à cette rencontre?

- Renvoyer ce compte-rendu à toutes les personnes présentes ce 20 décembre

- Organiser et coordonner l’initiative proposée pour les Journées du Patrimoine

- Mettre en place des commissions afin d’inciter les acteurs culturels à participer au projet et le faire avancer

- Rédiger un questionnaire à destination des associations culturelles de Mulhouse

- Jean-Damien Collin évoque l’idée de réaliser des émissions radio par le biais de WNE avec pour sujet le patrimoine en invitant sur chacune d’elles un historien et un artiste et encore plein d’autres ; ceci dans le but de collectiviser sous la forme d’un média global alimenté fréquemment